Top 10 Questions

1. Neuf ou occasion ?

Il est toujours plus rentable d’opter pour une occasion. Au minimum vous réaliserez 20 % d’économie. Mais, en contrepartie, les démarches sont un peu plus complexes, les notions de garantie, de facilité d’entretien ne sont pas aussi claires que pour un véhicule neuf. Et surtout, il faut souvent faire quelques sacrifices par rapport à son choix initial.

2. Essence ou diesel ?

Si vous faites moins de 20 000 km par an, les voitures essence restent intéressantes. L’économie à l’achat par rapport au diesel compense facilement l’écart de prix entre les carburants et la plus faible consommation des moteurs à gazole. En revanche, au-delà de 20 000 km par an, les diesels plus sobres et –pour l’instant- plus faciles à revendre remportent le match haut la main.

 

3. Quelle remise espérer ?

La marge de négociation dont dispose le concessionnaire peut prendre la forme d’une remise de prix classique (de 3% à plus de 15%) mais pas seulement. Vous pouvez proposer qu’on vous offre des options (il est souvent plus aisé d’obtenir une option qu’une bonne remise. La plus couramment proposée ? La peinture métallisée, affichée en catalogue à partir de 400 euros), l’extension de garantie (c’est un choix judicieux et facile à obtenir sans frais), un contrat d’entretien (en négociant un tel contrat vous gagnez sur deux tableaux : vous économisez sur le prix de la main-d’œuvre, des pièces et des diverses opérations d’entretien).

4. Je désire acheter une voiture d’occasion. Quels tests dois-je effectuer lors de l’essai ?

Testez l’embrayage à l’arrêt. Serrez le frein à main, enclenchez la 3ème, débrayez et accélérez. La voiture doit se cabrer et le moteur caler. Si l’embrayage patine, le disque est à changer. Prenez votre temps pour ausculter le moteur. Il doit être à température. Ensuite accélérez franchement. Il doit bien répondre, avec régularité sans émettre de bruit suspects ni vibrations. Vérifiez dans le rétroviseur qu’aucune fumée bleue ne s’échappe. Examinez la peinture. Prenez du recul et vérifiez qu’il n’existe pas de différence de teinte entre deux éléments de carrosserie (signe de mauvaise réparation). Traquez les débordements de peinture près les joints en caoutchouc. Ouvrez le coffre. Assurez-vous du bon état de fonctionnement des vérins ou charnières. Soulevez le tapis pour vérifier qu’aucune trace d’humidité n’est à regretter. Penchez-vous sous la voiture et vérifiez l’état des bas de caisse. La projection des gravillons peut générer des éclats de peinture, sources de corrosion. Vérifiez que la marque et le type des pneus sont les mêmes, au moins sur les roues d’un même essieu. L’usure des pneus doit être identique de chaque côté. Dans le cas contraire, il se peut qu’il y ait un problème au niveau des trains roulants. En consultant le carnet d’entretien, vous vous assurerez du bon suivi des révisions et du lieu où elles ont été réalisées. Seules les voitures régulièrement entretenues dans le réseau de la marque peuvent bénéficier de la prise en charge d’un défaut reconnu par le constructeur.

5. Quels risques à passer par un mandataire ?

Malgré les opérations spéciales de constructeurs, les remises affichées par les mandataires sont encore très alléchantes. Attention, l’affaire n’est pas sans risques. Outre le fait que tous les mandataires ne se valent pas, il faut aussi savoir distinguer une véritable bonne affaire d’une fin de série dont la décote quelques mois plus tard gommera les effets de la remise accordée au départ. Voici mes conseils pour éviter d’être déçu. Préférez une entreprise ayant pignon sur rue comme www.autoies.com, www.aramisauto.com, www.elite-auto.fr, par exemple. Détournez-vous des officines dont le siège social est basé à l’étranger. Vérifiez le bon de commande Il doit mentionner le modèle, son type, son niveau d’équipement, les options que vous avez souscrites, la couleur sélectionnée, l’ambiance intérieure. Fixez un délai de livraison Faites précisez dans le contrat qu’en cas de non respect de ce délai, le mandataire doit vous rendre la totalité de votre argent sur simple demande. Avant de régler la facture assurez-vous plutôt deux fois qu’une que la date de première mise en circulation est bien inférieure à six mois. Passé ce délai, une voiture affichant zéro kilomètres au compteur, devient quand même une occasion ! Exigez de payer vous-même la TVA. Des mandataires peu scrupuleux affirment s’occuper de tout, y compris de régler la TVA, en échange d’un règlement TTC. Or lorsque le fisc cherche un coupable, il se retourne vers le pauvre propriétaire de la voiture… condamné à payer deux fois 19,6 % de TVA !

6. Que faire en cas de retard de livraison ?

L’article L. 114-1 du Code de la consommation vous donne la possibilité de résilier le contrat si la date de livraison est dépassée de plus de sept jours. Vous avez alors soixante jours ouvrés à compter de la date de livraison indiquée sur le contrat pour résilier ce dernier et adresser une lettre recommandée avec avis de réception au vendeur l’informant de votre décision. Dans cette hypothèse, vous pouvez exiger le remboursement des versements déjà effectués, majorés des intérêts calculés au taux légal. À vous de voir s’il est de votre intérêt de résilier le contrat et de commander un autre véhicule au risque d’attendre encore longtemps.

7. Comment éviter l’aquaplaning ?

Pneus usés, vitesse élevée, fortes pluies multiplient les risques de perdre le contrôle de la voiture qui glisse alors littéralement sur la chaussée. La meilleure façon d’éviter ce genre de mésaventure ? Limiter votre vitesse et scruter l’état de la route le plus loin possible, de façon à anticiper le plus possible et d’adapter votre conduite en sans à coup. En cas d’aquaplaning, ne freinez surtout pas, vous perdriez le contrôle. Laissez le véhicule glisser jusqu’à ce que vos roues retrouvent leur adhérence. Autre bon réflexe : appuyez sur la pédale d’embrayage pour libérer les roues de toute contrainte.

8. Quelle conduite sur la neige ?

Sur route glissante, par temps de neige ou de brouillard givrant, bannissez tout mouvement brusque, susceptible de déstabiliser la voiture. En clair, si vous devez accélérer ou tourner, allez-y tout en douceur. Idem, pour le freinage : pour éviter le blocage des roues avant et le tête à queue, n’appuyez sur la pédale qu’en ligne droite et progressivement. Et n’oubliez-pas que la meilleure façon d’éviter la glissade reste d’équiper sa voiture de pneus hiver.

9. Pression de vos pneus, quelle fréquence ?

Pour maintenir vos pneus à la bonne pression – elle est inscrite à l’intérieur de la portière avant gauche et dans le manuel d’entretien -, vérifiez-les au minimum tous les mois, à froid. C’est-à-dire après avoir parcouru moins de 3 km à 60 km/h. N’oubliez pas non plus la roue de secours. A noter : la pression de vos pneus doit être majorée de 15 % si vous envisagez d’effectuer un parcours autoroutier.

10. Quand dois-je faire passer ma voiture au contrôle technique ?

Obligatoire depuis 1992, le contrôle technique doit être effectué dans les 6 mois précédant le 4ème anniversaire de la date de 1ère mise en circulation de votre véhicule figurant sur la carte grise et avant la date d’échéance du dernier contrôle technique obligatoire, valable 2 ans. Soit, pour une voiture neuve, au plus tôt 3 ans et demi après la date de 1ère mise en circulation, pour les autres, tous les 2 ans. Il est effectué sans aucun démontage. Il concerne 124 points dont 67 sont soumis à la réparation obligatoire. Il doit être réalisé par un centre de contrôle agréé par une préfecture départementale. Lors de la visite initiale, si le contrôleur ne mentionne pas de défauts nécessitant une réparation, il remet un procès-verbal favorable signifié par la présence d’une vignette sur le pare-brise et d’un timbre sur la carte grise du propriétaire de la voiture mentionnant la date du prochain contrôle technique obligatoire. Dans le cas contraire, une contre-visite sera nécessaire. À compter de la date de contrôle, le propriétaire du véhicule a deux mois pour effectuer les réparations et présenter le véhicule à la contre-visite. Lors de la vente d’une voiture de plus de 4 ans, le procès-verbal de contrôle technique, à la charge du vendeur, doit être daté de moins de 6 mois et présenté à l’acquéreur avant la signature du contrat de vente.